De retour de vacances, et comme promis, j'ajoute quelques images du moteur car celles faites par B3-Cabrio au Mans Classic
ne montrent malheureusement pas un compartiment moteur d'origine (un affreux boa affublé d'un non moins gracieux filtre KN
trônait en lieu et place du filtre à air d'origine qui avait été remplacé pour cet évènement... La chaleur terrible posant de sérieux
problèmes au moteur : air trop chaud à l'admission entrainant un mauvais fonctionnement de celui-ci). Voici donc quelques images
du moteur tel qu'il est normalement, dans sa configuration d'origine avec sont filtre à air en peinture noire vermiculée
Les principales modifications faites sur le CSL Alpina par rapport au CSL de série (aspect moteur) étaient : arbre à cames 300°, soupapes
d'admission et d'échappement de plus gros diamètre, conduits d'admission et d'échappement travaillés et polis, pistons forgés et équilibrés,
bielles polies et équilibrées, vilebrequin travaillé et allégé, une ligne d'échappement spéciale. La boite de vitesses est une boite ZF de course
à 5 rapports (Getrag n'avait pas encore sortie de boite 5 sport à cette époque là). Avec toutes ces modifications moteur, la puissance passait à
environ 250cv (pour un poids très intéressant de l'ordre de 1160kg et un véhicule extrêmement maniable).
Coté châssis et autres particularités, on peut citer en vrac : barre anti-roulis montées uniball à l'avant et à l'arrière, amortisseurs Bilstein
avec tarage particulier avant et arrière, jambe de force Mc Pherson spéciale à l'avant avec ressorts progressifs rabaissant l'ensemble de
façon cohérente. Le pont arrière est refroidi avec radiateur d'huile de pont et une pompe entrainant une courroie via l'arbre de roue arrière
gauche. Les freins avant sont de plus gros diamètre (étriers plus larges de 5mm) et ce sont ces freins que l'on retrouvera plus tard sur
les premières B7 Turbo.
Le tableau de bord est doté de trois manomètres donnant la température d'huile moteur, la température d'huile du pont arrière et la pression
d'huile moteur. Les jantes optionnelles en trois parties comme je viens juste de les monter, étaient en fait des jantes de course et on n'en
trouvait pratiquement jamais sur les véhicules de route car pour des raisons de sécurité, Alpina se montrait extrêmement réticent à les
valider sur leurs modèles routiers... Les voiles sont reliés entre eux par un ensemble écrous / boulons qui n'inspire pas, j'en conviens, la
plus grande des confiances... J'évite d'y penser quand il m'arrive de rouler à vitesse élevée - en Allemagne - avec ce véhicule.
Par ailleurs et pour répondre aux questions de l'un d'entre-vous, je joins un des très rares articles publiés sur ce modèle à l'époque
qui donnait tout de même le 0 - 100km / en 6,7 secondes, le kilomètre départ arrêté en 26,1 secondes et une vitesse de pointe
de 243 km/h. Performances qui sont plus a considérer de façon symbolique de nos jours (c'est la rareté du modèle qui en fait pour
moi aujourd'hui son intérêt principal et non pas sa vitesse de pointe dont je me contrefiche presque) mais qui restent tout de même
très respectables car nous sommes en 1972.
