J'ai trouver une archive sur un test de la 525 tds
si sa peut interesser certaines personnes en plus de moi !!
BMW reconduit sur sa nouvelle Série 5 son “tds”, un turbo-diesel au tempérament affirmé... et réputé inaudible. Première prise en main, en exclusivité.
Brrr ! Pas chaud les environs de Cologne au mois de janvier. Mais notre BMW d’essai ne semble pas souffrir de la température ambiante. Démarrage à froid. Au quart de tour, sans vacarme excessif, le six-cylindres bavarois s’oxygène.
La nouvelle 525 tds n’a rien perdu de la discrétion légendaire de sa devancière. L’encapsulage du moteur et l’armée d’insonorisants font leur œuvre. Un tintement sous le capot par ci, une légère vibration dans le pommeau de vitesses ou la pédale d’embrayage par là… l’allemande n’affiche pas ostensiblement l’origine de son carburant.
En route pour la région vallonnée du Nürbürgring, au sud de Cologne. Longue course d’embrayage, rapports de boîte fermement verrouillés… la conduite de cette nouvelle 5 ne dépaysera pas les fidèles de la marque. Toujours aussi puissant, le freinage s’exerce dès l’effleurement de la pédale, mais sans excès. Une efficacité rassurante lorsqu’il faut affronter les fréquentes et violentes décélérations des échangeurs autoroutiers allemands.
D’une génération à l’autre, le moteur n’a pas évolué. Il s’agit toujours du six-cylindres turbo-diesel 2.5-litres. Même si Audi (et très prochainement Mercedes) lui fait de l’ombre avec ses versions à injection directe, il demeure un modèle d’agrément. Entre 2 000 et 4 000 tours, il évolue sur un petit nuage, délivrant la puissance nécessaire pour des dépassements sans souci. Un peu plus lymphatique à très bas régime, il pèche, en fait, essentiellement par sa consommation. En frisant les 10 litres aux 100 km en moyenne, la 525 tds engloutit deux litres de plus que l’A6 TDI 140 ch. C’est beaucoup, même pour du gazole. Comme le réservoir a perdu dix litres par rapport à l’ancienne Série 5 (70 litres contre 80), l’autonomie se réduit d’une centaine de kilomètres.
Comportement routier plaisant et sécurisant, direction précise, suspensions confortables : la “BM” réalise un sans faute sur le plan dynamique. Même lorsqu’une épaisse couche de givre recouvre joliment la campagne rhénane et les accotements, la tenue de route ne semble pas perdre de sa quiétude. Son diamètre de braquage réduit (11,3 mètres) lui permet même de faire des demi-tours sur les départementales sans toucher à la boîte de vitesses… un luxe inconnu chez les grandes berlines traction avant.
La finition est remarquable, avec un plastique agréable au toucher. Tout est réuni dans cette nouvelle BMW pour que conducteur et passagers aient un sentiment de confort ultime. A une exception près : elle se montre avare en habitabilité, surtout aux places arrière. Dommage également que le coffre ait perdu 70 dm3 !
Enfin, ses belles qualités routières ne seront réservées qu’à des privilégiés qui ne peuvent vivre sans l’écusson BMW. Sinon, on se contentera de l’Opel Omega 2.5 TD, dotée du même moteur et d’un équipement similaire, et qui coûte… 43 000 F de moins !